Sommaire

Notes

Un fonctionnement par éclusées

Zones de fractures et de risques

Mesures onéreuses de confortement

Barrage dangeureux pour la population

L'onde de submersion

Le barrage-poids est un ouvrage fragile

Risques en aval du barrage

Leçons des catastrophe passées

 

Risques en aval du barrage

 

   Hors la rupture du barrage, il reste des risques pour les baigneurs et les promeneurs. Les sportifs le long du cours d’eau, peuvent glisser dans le lac et être coincés par la pression contre la clôture.
   Les animaux qui circulent librement dans les parages, en cas de noyade, viendront pourrir dans le bassin artificiel. Cette retenue utile de 1 hm3 se vide partiellement comme un lavabo, par l’effet des éclusées. Il devient alors un dangereux malstrom pour ceux qui viennent à s’y fourvoyer.
   En amont et en aval de Zoza, les parages des gorges, avec les cascades et les lacs, sont fréquentés par les baigneurs, les randonneurs et les pêcheurs. Tous risquent d’être emportés lors des variations de toutes sortes générées par l’aménagement.
   Au niveau du plan d’eau, le fonctionnement lié aux turbines occasionnera des mouvements inquiétants lors des éclusées qui sont répétées plusieurs fois par jour. “Le mode d’exploitation de la chute se traduira par des variations journalières du niveau du plan d’eau pouvant atteindre 12 mètres de hauteur“ (48).
   Tous les touristes étrangers ne comprendront pas les panneaux. Il faudra éloigner tous les enfants de ces parages qui constituaient pour eux un paradis. C’est bien cher payé. Ce le sera plus encore si un seul d’entre eux y laisse la vie pour quelques kWh de plus, et pour quelques ressources pour les communes endettées.
   Depuis 1995, après l’accident qui s’est produit sur le Drac (59), on a pris des mesures pour les barrages hydroélectriques. Ils sont incompatibles avec la promenade et la découverte au bord des rivières. Jusqu’à la mer, le problème se propage de façon similaire.
   On constate, avec le Règlement d’eau, que maintenant la sécurité est à la charge du public. De nombreuses zones sont interdites. EDF et les autorités imaginent se décharger ainsi au maximum de leurs responsabilités, avec des pancartes hideuses, avec des interdictions et des signaux d’alerte.
   Le coût social du barrage est lourd dans une micro région qui comptait sur le tourisme. La décision aurait dû ne pas être prise.
   Le prix économique, social et moral à payer est énorme en cas de catastrophe, quelle qu’elle soit. La qualité plus que médiocre de cet aménagement renforce l’idée qu’on a fait, avec ce projet, une erreur manifeste d’appréciation.

 

 

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