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III. Cherchez la faille
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Mesure onéreuse de confortement
Des mesures de confortement s’imposent donc, admet EDF, “onéreuses du fait de la hauteur importante du barrage“, pour éviter, entre autres, l’ensablement des organes de sécurité !
Il est donc pour le moins paradoxal qu’EDF, après avoir souligné que les dispositions de renforcement vont coûter cher à cause de la hauteur du mur du barrage, dit ensuite qu’on envisage de le rehausser de 10 mètres, ce qui le porterait à une hauteur de plus de 51 mètres : “Sa conception et les dispositions prises pour sa fondation réservent la possibilité d’un rehaussement ultérieur sur une hauteur maximale de 10 mètres“ (Etude d’impact p. 397).
C’est là une preuve d’inconséquence… et d’irresponsabilité. Il faut se rappeler que, par esprit d’économie, EDF avait refusé d’enterrer la conduite forcée, malgré la “réserve“ imposée par la Commission d’Enquête. Alors on ne peut que s’inquiéter ici des contradictions et des réticences d’EDF devant la dépense supplémentaire, alors que ce qui est en jeu, c’est le renfort des structures. Or il s’agit des infrastructures d’un barrage potentiellement meurtrier.
On se demande comment concilier ces différentes contraintes. On peut penser qu’il faut chercher tout simplement à éviter à tout prix que les parois du lac de retenue ne se désagrègent. C’est ce qui s’est passé au mont Toc qui s’est effondré dans le réservoir du barrage du Vaillont. Cette catastrophe a causé, il y a quelques années, l’engloutissement de la petite ville de Longarone (52).
Le “tuff“ au Rizzanese n’est pas un matériau plus résistant que le “toc“. Il présente toutes les apparences d’une roche très dure et très compacte. Mais, lors des pluies abondantes, par exemple en automne, les pentes des collines constituées de tuff, s’effritent par pans entiers comme du sable.
Le coût qui consisterait à conforter ces parois pendant des centaines d’années, alors qu’elles sont constituées d’altérites, est difficile à déterminer. Mais dire alors que les mesures à prendre sont onéreuses, c’est peu de choses face à une réalité terrifiante.
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