Sommaire

Notes

Un fonctionnement par éclusées

Zones de fractures et de risques

Mesures onéreuses de confortement

Barrage dangeureux pour la population

L'onde de submersion

Le barrage-poids est un ouvrage fragile

Risques en aval du barrage

Leçons des catastrophe passées

 

Barrage dangereux pour la population

 

   La vallée est très étroite. Du coup l’efficacité du poids de la digue en béton est terriblement limitée. EDF a souligné les problèmes des abords immédiats du mur de la retenue en rive droite qui sont des formations hétérogènes, avec des granitoïdes, soit sains soit altérés, donc avec des éléments meubles.
   Le barrage du Rizzanese comporte de ce fait des risques sérieux pour la sécurité de la population. Le règlement d’eau fait l’objet d’un arrêté préfectoral qui détermine les mesures qui touchent tout d’abord à la protection civile (53). C’est donc sa première préoccupation même s’il traite d’autres thèmes importants comme la salubrité publique, l’alimentation, l’irrigation, la vie des poissons, la protection des paysages ou le développement du tourisme…
   En France, après la catastrophe de Malpasset, on a créé le Comité Technique Permanent des Barrages. Toutefois la création de ce comité n’a pas été un acte précurseur.
   Car, au niveau mondial, il existait depuis longtemps une organisation, la Commission Internationale des Grands Barrages ou CIGB (54). “Grands Barrages“ au plan international désignent les digues qui ont une hauteur supérieure à 15 mètres, ou encore les réservoirs qui stockent plus de 1.000.000 de m3.
   La retenue sur le Rizzanese qui a une hauteur de 41,5 mètres et une capacité totale de 1.300.000 m3, peut ainsi être doublement considérée comme un grand barrage, d’après les critères internationaux de la CIGB.
En France la notion de grand barrage n’existe pas, en tant que telle. La réglementation donne bien des critères de hauteur du mur (20 m) et de capacité du réservoir (15 hm3) mais n’impose rien en deçà, ou encore si ces deux critères ne sont pas réunis.
   On pourrait sans doute aboutir avec ces deux éléments à une typologie comparable à celle de la CIGB, et par conséquent à des précautions analogues. Mais ces critères, en France, ne font pas l’objet des mêmes mesures élémentaires que celles qui s’imposent pour les grands barrages internationaux. Par conséquent, les précautions de construction ne sont pas les mêmes entre l’organisme international que constitue la CIGB et… la France.

  

   Les accidents de barrages, comme il s’en est produit à Malpasset, en 1959 ou à Tuilières, en 2006, n’ont pas suffi pour faire modifier ici une réglementation qui défend l’irresponsabilité.

 

 

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