Les risques d'eutrophisation
L’aménagement est cause d’eutrophisation. C’est un phénomène d’accroissement des sels minéraux dans l’eau, avec les phosphates et les nitrates. C’est une conséquence des activités humaines, plutôt que de causes naturelles. Le phénomène se confond avec la pollution. C’est un déséquilibre qui met en danger les espèces de la rivière et peut rendre l’eau impropre à la consommation.
Le bassin de retenue sur le Rizzanese induit un risque important d’eutrophisation avec un mur de plus de 41 m, où la lumière ne pénètre plus, avec la stagnation dans le lit résiduel et avec le faible débit. Les biologistes constatent que le bassin versant est composé de roches acides. Les eaux du cours d’eau ont un système tampon bicarbonaté très faible. On ne peut pas espérer que le phosphate tricalcique formé ait une chute importante : il est presque insoluble.
Le barrage ne peut qu’entraîner le développement abondant de phytoplancton dans le lac, avec libération de composés organiques à saveur désagréable. En été, le fond du bassin va subir un déficit en oxygène, vu la météorologie locale, d’où résultera une augmentation du phosphore soluble eutrophisant. Il faut s’attendre à ce que se forment des eaux anoxiques en fond de lac, avec biomasse de phytoplancton et libération de géosmine toxique.
On ne peut pas espérer de dilution ni d’auto-épuration des effluents. Au niveau de la centrale électrique il faut craindre le rejet d’une eau dégradée, avec modification de l’écosystème local.
Les barrages ne signifient pas pureté. Des quantités importantes de méthane et de gaz carbonique, qui sont deux gaz à effets de serre, sont générées dans les lacs artificiels (38).
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