Actions de l'ADRE

Actions de la mairie de Zoza

Recours conseil d'état

Rapports d'enquêtes

Informations hydrologiques sur le Rizzanese

Ecosystèmes

Images

Articles de presse

Communiqués

Documents divers

 

 

 Documents
Notes techniques conçernant le rapport d'EDF

Le dossier présenté par EDF était trompeur

"Aucun aménagement hydroélectrique n’existe actuellement à l’amont et à l’aval du projet ". - C’est ce que dit EDF en Pièce N° 0 du dossier d’aménagement du Rizzanese qui est la lettre de demande au Ministre de l’Industrie. Or EDF ne pouvait ignorer qu’une autre centrale électrique a été installée sur le Rizzanese. Cette 2è centrale, dite du Chiuvone, ou chute de Cargiaca, a été mise en place en 1998 par la Société hydroélectrique du Scopamene. Elle se trouve à 200 m à l’amont de la centrale du Rizzanese. EDF est actionnaire à hauteur de 35 % du Groupe SIIF Energies qui, avec la SOREA, parraine la Société hydroélectrique du Scopamene via d’autres sociétés : SA Gestion de l’Environnement, SIEE (Société d’Ingénierie pour l’Eau et l’Environnement), SCITE – PERISTYLE, SIIFELEC (filiale à 100 % du Groupe SIIF Energies). La Pièce N° 0 du dossier du Rizzanese comporte une lettre du 11 septembre 1996 au Ministre de l’Industrie par M. Michel Francony, Directeur de EDF GDF Services et la Pièce N° 0 bis, la lettre  du 23 mars 2001 de M. Yves Colliou, Directeur EDF GDF Services. Le dossier a été présenté en janvier 2003 et signé Gilles Capy pour EDF. Outre la centrale du Chiuvone qui détourne 90 % du cours d’eau sur 6 km, et que le dossier d’EDF cache, il y a sur le Rizzanese d’autres prélèvement : l’Asinao qui approvisionne la retenue de l’Ospedale pour alimenter la ville de Porto Vecchio (et la cuvette de Figari), les prélèvements sur le Codi et le San Petru afin d’approvisionner Sorbollano et Quenza. En aval les villes de Sartene et de Propriano sont aussi alimentées par des prélèvements provenant du Rizzanese à partir du pont de Spina Cavaddu et des terrains alluviaux du Valincu. 

(44) Tableau d’analyse de l’eau du tuyau et de l’eau du Rizzanese -
Résultats de la détermination et de la pesée des éléments métalliques (Seuls les éléments avec des différences entre le tuyau et la rivière sont notés)
Eléments          Se       Fe        Si       Mg       Ca       Na     K      Somme des
Métal                                                                                       Eléments
Amont             8,66    27,2     7,33    3,76    9,56    12,8    1        129,725
Aval                 5        26        6,57    3,87    9,51    12,7    1        124,065
Tuyau              5          5        7,28    3,69    21,4    20       0,8     122,585
----------------------------------------------------------------------------------------------
Différences
(amont/aval)    3,7       1,2     0,8     -0,1       0,1      0,1     0             5,7
(amont/tuyau) 3,66   22,2     0,05    0,07    -12       7,2    0,2          7,14
(aval/tuyau)     0,0     21      -0,7      0,18    -12      -7,3    0,2          1,48

 

L’altération météorique reconnue par EDF

"L’effet de l’altération météorique consiste en une désagrégation de la roche qui aboutit à la création d’une altérite (formation altérée sur place), constituée de gore sableux (terme ultime) ou d’un mélange de granite fortement altéré dans la masse, avec subsistance de boules peu ou pas altérées. Les reconnaissances effectuées sur le site du barrage ont montré une forte altération météorique sur les versants, pouvant dépasser la vingtaine de mètres, avec présence possible de boules, comme en rive droite de la zone du barrage". (Etude d’impact d’EDF, p. 35, 2.2.2.) [NDLR : La gore décrite ici sur le barrage du Rizzanese rappelle les aspects géologiques du mont Toc, au-dessus du Vaillont à Longarone].

Les variations de niveaux lors des éclusées

 Les éclusées sont un facteur de risque pour le barrage du Rizzanese. " Les variations journalières du niveau du plan d'eau pouvant atteindre 12 mètres de hauteur " (Règlement d’eau – pièce 16 du dossier d’EDF, article 2.2). D’après EDF "Les montées et baisses successives du plan d’eau pourraient se traduire par des instabilités des formations meubles recouvrant les berges de la retenue, si des mesures de confortement n’étaient pas prises au stade des travaux. Ce risque ne pourrait affecter que les abords immédiats du barrage en rive droite où l’altération météorique est plus développée qu’au niveau de l’axe lui-même, où elle a été en partie érodée par la rivière au droit du verrou. Sans mesure particulière, des désordres au niveau des berges risqueraient de se produire dans les horizons de gore et de granite altéré, si ces derniers n’ont pas une capacité naturelle d’essorage suffisante. Deux profils de géophysique ont ausculté cette zone, et montrent des épaisseurs assez importantes de gore, dépassant parfois les 25 mètres (en vertical). La mise en mouvement d’une partie de ces terrains pourrait entraîner des problèmes, tels que l’ensablement d’organes de sécurité de l’ouvrage…". (Etude d’impact p. 264 Stabilité des terrains 3è §). Au niveau du Règlement d’eau il était prévu une éclusée par semaine : (Etude EDF Pièce 16 : Article 6 : Exploitation normale de la chute – éclusées 6.1.) " L’aménagement dont la vocation première est la production d’énergie de pointe, fonctionnera en mode " éclusée " hebdomadaire ". Mais les conditions changent : (Etude d’impact p. 238) " Pour la période comprise entre octobre et mai, la durée moyenne journalière estimée de turbinage à plein régime (15 m3/s) serait de 6 heures, réparties entre 2 à 3 éclusées ".   [NDLR : quelles mesures de confortement EDF aura pu adopter à son barrage de Tuilières, près de Bergerac, qui s’est écroulé en janvier 2006 ?].

Mesures pour la sécurité des populations selon la loi de 1919

Selon  la loi du 16 octobre 1919 modifiée (Titre II, article 10), relative à l'utilisation de l'énergie hydraulique par les entreprises concédées, " Le cahier des charges détermine notamment : § …2° - Le règlement d'eau et en particulier les mesures intéressant… la protection contre les inondations, la salubrité publique, l'alimentation et les besoins domestiques des populations riveraines, l'irrigation, la conservation et la libre circulation du poisson, la protection des paysages, le développement du tourisme " [NDLR : Dans le Règlement d’eau du Rizzanese ces principes de la loi sont méconnus ou traités a minima

CIGB

 

La Commission Internationale des Grands Barrages (CIGB) a été créée en 1928 et a actuellement 81 pays membres. Grands barrages selon le Registre Mondial de la CIGB : barrages d’une hauteur supérieure à 15 m, et barrages de 10 à 15 m de hauteur dont la longueur en crête est supérieure à 500 m, ou qui stockent plus de 1 hm3 d’eau, ou dont l’évacuateur débite plus de 2.000 m3/s. Le bulletin 111 de la CIGB est une Étude de l'onde de rupture de barrage - À la suite de catastrophes sur plusieurs barrages importants, tels que Vajont, Malpasset, Teton et Macchu II, le risque de rupture de barrage, avec propagation d'une onde de crue dans la vallée, est devenu un sujet de grande préoccupation. Le Bulletin 111 de la CIGB examine les paramètres intervenant dans le mécanisme de rupture, et définit la technique de prévision des profondeurs d'eau, de l'étendue de la zone de submersion et des vitesses d'écoulement à l'aval d'un barrage rompu. Il décrit divers programmes de calcul d'onde de rupture de barrage et présente des recommandations relatives à l'utilisation de tels programmes. Une synthèse unique à la disposition de tous ceux intervenant dans l'évaluation de la sécurité des barrages et dans la protection de la population à l'aval.

Les barrages-poids

 Les barrages-poids s’opposent avec leur poids à la poussée de l'eau. Le poids empêche le barrage de glisser sur sa fondation ou de basculer sur lui-même. Les barrages poids sont des ouvrages massifs en maçonnerie ou en béton (béton compacté au rouleau pour les plus récents). Ce sont à l’évidence les ouvrages les plus fragiles. Une forme légèrement courbe a été donnée au tracé en plan pour permettre les mouvements de la structure en évitant l'ouverture des joints, notamment en hiver. Les formes les plus fréquentes sont des profils triangulaires qui supportent la route de couronnement. Le parement amont est vertical ou avec un fruit très faible.

 

 

 

 

 

Nous contacter - www.rizzanese.fr - 2009